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J'adopte une posture gagnante

De quoi parle-t-on ?

Adopter une posture gagnante, c’est cultiver un état d’esprit positif qui nourrit ta confiance, ton bien-être et favorise ta réussite.
Elle influence directement ta capacité à saisir les opportunités, à surmonter les obstacles ou encore à bâtir des relations constructives.

Elle se reflète dans ta manière de te tenir, de t’exprimer et d’interagir de plusieurs façons :

  • Une posture droite et ouverte, les épaules détendues, la tête haute, alignée avec le reste de ton corps, sans paraître raide, les pieds bien posés au sol.
  • Des gestes et mouvements fluides et mesurés, tes mains venant renforcer ton discours.
  • Un contact visuel direct avec tes interlocuteurs, sans insistance.
  • Une expression détendue de ton visage, les sourcils non froncés, un sourire adapté au contexte.
  • Une expression vocale posée, la voix ni trop forte ni trop faible, une diction claire et un débit modéré.
  • Un discours - tant intérieur qu’envers les autres - structuré et affirmé .
  • Des phrases claires, un vocabulaire précis, en évitant des mots ou expressions comme “euh”, “mais”, "désolé", "tant pis", "si ça ne vous dérange pas", “peut-être”…
  • Des émotions visibles mais sans débordement.
  • Une occupation naturelle de l’espace, sans envahir celui des autres ni t’effacer.


Tu expérimentes chaque événement, chaque expérience, chaque situation à travers trois dimensions fondamentales :

  • Ton cœur, siège de tes émotions, de tes sentiments et de tes ressentis.
  • Tes pensées, dont tes croyances, raisonnements, mécanismes d’évaluation et processus décisionnels.
  • Ton corps, support de tes comportements observables, qu’ils soient verbaux ou non-verbaux, conscients ou inconscients.

Ces trois dimensions interagissent en permanence. 
Ta vie intérieure (tes pensées et émotions) influence ton attitude extérieure (tes comportements visibles) et inversement. Par exemple, une émotion forte peut provoquer des réactions physiques visibles : les joues qui rougissent de honte, des tremblements en cas de peur ou un souffle court lors d’un moment de stress. 
Tes pensées sont également impactées par ces ressentis : une expérience de rabaissement peut te pousser à développer des croyances dévalorisantes, comme penser que tu ne vaux pas grand chose ou que tu es indigne d’attention. À l’inverse, des pensées constructives peuvent modifier ton état physique et émotionnel, favorisant une posture droite, une respiration ample et un sentiment de force ou d’enthousiasme.
De la même manière, tes comportements influencent tes ressentis et tes pensées. Une posture droite, avec les épaules ouvertes et la tête haute, peut renforcer ta confiance en toi, tandis qu’une attitude recroquevillée ou avachie peut alimenter des pensées négatives.

Ainsi, il est essentiel de prendre soin à la fois de ta posture physique, de tes émotions et de tes pensées.
Puisque tes comportements influencent ton monde intérieur, tu peux choisir d’adopter une attitude corporelle, un mouvement et une gestuelle qui favoriseront des pensées constructives et des émotions agréables. Cette démarche s’applique aussi bien à ton état d’esprit qu’à tes interactions avec les autres.

Adopter une posture physique gagnante contribue donc à renforcer ta confiance en toi et ta combativité. Voici quelques exemples de leviers corporels sur lesquels tu peux agir :

  • Respirer de façon ample

  • Sourire

  • Adopter une posture droite et ouverte

  • Bomber légèrement le torse, sans exagération

  • Avoir une poignée de main ferme

  • Associer tes gestes à ta parole

  • Faire preuve de souplesse dans tes mouvements

  • Regarder ton interlocuteur dans les yeux, sans insister pour préserver le confort de chacun

  • Écouter davantage que tu ne parles

  • Éviter les gestes parasites tels que tapoter des doigts, se balancer ou effectuer des mouvements répétitifs des genoux, des pieds ou de la tête.

De la même manière que ta posture physique influence tes émotions et tes pensées, les mots que tu choisis – tout comme ceux que tu entends – façonnent ton état intérieur. Les mots possèdent un pouvoir immense : ils peuvent blesser ou apaiser, décourager ou motiver, rabaisser ou valoriser.
Prendre conscience de cette puissance te permet de choisir un langage qui t’élève, plutôt que des mots qui freinent, te dévalorisent ou sapent ton moral. Par exemple, face à une difficulté, si tu te dis que tu piétines, tu envoies à ton cerveau l’idée de stagnation. Celui-ci s’en imprègne et, inconsciemment, oriente tes pensées et tes actions vers l’immobilisme. En revanche, si tu affirmes que tu avances, tu transmets à ton esprit le message d’un mouvement positif. Ton cerveau s’en nourrit pour t’inciter à agir et à progresser, influençant tes ressentis, tes idées et tes comportements.
En ajustant ton vocabulaire et en remplaçant certaines expressions par des termes plus constructifs, tu peux créer un impact bénéfique sur ton quotidien et cultiver un état d’esprit porteur de réussite et d’épanouissement.

Exemples de situations

 


Une présentation professionnelle

Marceau adopte rarement une posture gagnante. Il arrive stressé et se tient voûté, le regard fuyant. Sa voix tremble légèrement. Il s’embrouille dans ses explications. Face aux questions, il perd ses moyens et semble sur la défensive. Le retour qu’il reçoit pointe un manque de préparation et de confiance.

Daphné adopte une posture gagnante. Elle se prépare avec soin, respire profondément et entre dans la salle avec assurance, avec une posture droite. Elle capte l’attention grâce à un contact visuel engageant et une voix posée. Malgré quelques questions inattendues, elle reste calme et répond avec clarté. À la fin, elle reçoit des compliments pour son professionnalisme.

 


Entretien d’embauche

Elsa a du mal à adopter une posture gagnante. Elle entre dans la salle avec un regard hésitant. Sa poignée de main est molle. Elle parle rapidement, s’interrompt souvent, et semble s’excuser de ses réponses. Sa posture presqu’avachie et ses gestes nerveux donnent l’impression d’un manque de préparation et de confiance en elle.

Léonard a une posture gagnante. Il arrive à l’entretien avec une poignée de main ferme et un sourire confiant, regardant calmement son interlocuteur dans les yeux, sans insistance. Ses réponses sont claires et alignées sur ses compétences. Il ose poser des questions sur le poste. Sa posture droite et ses gestes mesurés renforcent l’image d’un candidat compétent et motivé.

 


Un problème en équipe

Nestor utilise plutôt un vocabulaire perdant. Lors d’une discussion pour résoudre un problème complexe, il emploie un langage décourageant et critique, comme "C’est trop compliqué, on n’y arrivera jamais" ou "De toute façon, ça ne sert à rien de chercher, c’est perdu d’avance". Ses remarques démoralisent le groupe et créent des tensions. Peu de propositions émergent, et l’équipe finit par perdre du temps et de l’énergie à ruminer plutôt qu’à avancer.

Nora utilise un vocabulaire gagnant. Dans la même situation, elle adopte un langage positif et constructif. Elle dit par exemple : "Nous avons une belle opportunité de trouver une solution innovante" ou "Que diriez-vous d’explorer cette piste ensemble ?". Ses mots encouragent la collaboration et maintiennent une atmosphère sereine et motivante. Les collègues se sentent écoutés et impliqués, ce qui facilite l’émergence d’idées et le consensus.

 


Un conflit au travail

Agathe adopte rarement une posture gagnante. Lorsqu’un désaccord éclate avec une collègue lors d’une réunion, elle adopte une attitude rigide, se croise les bras et affiche un visage fermé. Elle réagit sur un ton de plus en plus agressif, accusant sa collègue de ne pas comprendre ses points de vue. Au fur et à mesure de l’échange, elle lui coupe fréquemment la parole, ce qui la pousse à s’enfermer dans ses positions sans chercher de solution. Par exemple, elle dit : "Ce que tu dis n’a aucun sens, tu ne vois pas l’essentiel." Son discours devient rapidement accusateur et sa collègue répond sur un ton défensif, ce qui aggrave la situation. La discussion s’envenime, les tensions sont palpables et il n’en sort aucune solution concrète. L’équipe reste mal à l’aise.

Ferdinand a une posture gagnante. Face au même conflit, il garde une posture ouverte : ses bras sont relâchés, il garde les pieds bien ancrés au sol, son regard est posé et direct. Il écoute attentivement ce que sa collègue a à dire, même si leurs opinions divergent. Avant de répondre, il prend un moment pour réfléchir et répondre d’une manière posée, mais ferme. Il dit par exemple : "Je comprends ton point de vue, et je pense que nous pouvons trouver un terrain d’entente." En expliquant ses arguments de manière claire et respectueuse, il évite de se laisser emporter par l’émotion, tout en restant affirmé. Il ne coupe pas la parole et invite l’autre à partager ses idées, ce qui permet à l’échange de rester constructif. Il parvient à reformuler la situation de manière positive, et la discussion débouche sur un compromis satisfaisant pour les deux parties. Chacun se sent écouté, et la communication est renforcée.

Exercices

Dans le costume d’un vainqueur ou d'une championne

Explorer l'impact de ta posture corporelle sur la perception de toi et ta crédibilité personnelle

Ta posture gagnante

Explorer et identifier la posture corporelle qui te permet le plus de te sentir en confiance et à renforcer ton ancrage physique

Miroir, mon beau miroir…

Renforcer ta posture gagnante en utilisant un miroir pour ajuster ta posture corporelle

La démarche assurée

Renforcer ta posture gagnante en mouvement

Adopter une posture émotionnelle favorable

Ancrer tes émotions de confiance

Adopter un vocabulaire gagnant

Remplacer tes expressions et mots limitants par des termes positifs et motivants

Positiver mon vocabulaire intérieur

Utiliser un vocabulaire positif et bienveillant pour renforcer la confiance en toi

Mon auto-compliment

Développer un langage intérieur positif

Où j’en suis ?

Dans ce module !

 

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